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Le chauffage au bois

La municipalité oblige le respect de la norme de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) pour tout nouvel appareil de chauffage au bois installé sur son territoire. Cette norme est intégrée et appliquée par le règlement de construction #789 et ses amendement depuis juin 2007

Norme poêles à bois 2007

Les nouveaux systèmes certifiés EPA diminuent les polluants émis et la quantité de bois nécessaire en plus d’augmenter votre sécurité. Cette certification vous assure que votre poêle rencontre la norme d’émission environnementale. Les appareils émettent moins de fumée diminuant ainsi le potentiel de formation de créosote dans votre cheminée.

Pour en savoir plus sur la norme EPA

Les installateurs et ramoneurs, membres de l’Association des professionnels du chauffage (APC), ont reçu une formation rigoureuse, reconnue par l’industrie, les gouvernements et les assureurs afin d’installer, de faire l’entretien et de certifier votre système de combustion solide. Les pompiers sont également une référence importante. Ils peuvent vérifier l’état de votre installation dans le but de s’assurer de sa sécurité. Par contre, au moindre problème ou pour obtenir un certificat de conformité, vous devrez vous référer à un membre de l’APC.

Pourquoi réglementer le chauffage au bois ?

L’utilisation d’un appareil de chauffage au bois n’est pas sans conséquence pour l’environnement et la santé. En effet, la combustion du bois génère l’émission de plus d’une centaine de contaminants tels que du monoxyde de carbone (CO), des composés organiques volatils (COV) et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La combustion du bois génère également des émissions de particules fines pouvant pénétrer profondément dans les voies respiratoires, provoquant des effets négatifs sur la santé. Le Québec se caractérise par un hiver plus froid, ce qui implique une période de chauffage au bois prolongée et d’autant plus d’émissions atmosphériques.

Les contaminants et leurs impacts sur la santé et l’environnement

Les divers contaminants du chauffage au bois peuvent avoir des impacts variés sur la santé et l’environnement. Les effets sur la santé sont multiples, à titre d’exemple, citons : l’aggravation des maladies pulmonaires, l’irritation des voies respiratoires, le mal de tête, le cancer, l’augmentation du taux de mortalité chez les personnes fragiles, etc. Les polluants du chauffage au bois peuvent contribuer à la contamination de l’air, de l’eau et des sédiments, à l’effet de serre et avoir des effets sur la faune.

Aspect sécurité et les bonnes pratiques du chauffage au bois

Les bonnes pratiques du chauffage au bois constituent un moyen d’augmenter l’efficacité d’un système de chauffage tout en diminuant les risques d’incendie, les risques pour la santé, les émissions polluantes et les coûts d’utilisation. Voici les principales pratiques à adopter :

  • Allumer le feu avec du papier journal et du petit bois d’allumage;
  • Ne brûler que du bois naturel et bien sec pour limiter l’émission de contaminants dans l’air;
  • Utiliser des bûches fendues en plus petits morceaux (10 à 15 cm de diamètre) et faire entrer assez d’air dans la chambre de combustion;
  • Utiliser un système certifié de la bonne puissance pour le volume de la pièce à chauffer et installer avec des accessoires conformes;
  • Faire inspecter et ramoner la cheminée au moins une fois par année selon l’utilisation qui en est faite.
  • Installer des systèmes de détection préventifs (détecteur de fumée et détecteur de monoxyde de carbone), les vérifier régulièrement ;
  • Retirer régulièrement les cendres du poêle ou du foyer et les entreposer dans un contenant métallique couvert, à l’extérieur, dans un endroit sûr et éloigné de la maison.